Valérie Ballieux (1970–2026) : Une présence discrète et un engagement sans faille

Pendant plus de trois décennies, Valérie Ballieux a servi avec fidélité la Fédération belgo-luxembourgeoise et l’a marquée par sa présence. Le 25 juin 2026, elle s’est éteinte après un long et courageux combat contre la maladie. Elle laisse derrière elle un grand vide, mais aussi le souvenir d’une collègue profondément investie, dont le travail discret a accompagné plusieurs générations de responsables, de pasteurs et de bénévoles.

Née le 14 avril 1970 à Charleroi, Valérie effectue ses études secondaires à Nivelles, dans l’option langues, avant d’obtenir, avec grande distinction, un graduat en secrétariat médico-social. Elle exerce ensuite, de 1991 à 1995, les fonctions de secrétaire médicale au Centre médical de Charleroi.

Le 1er mai 1995 marque un tournant dans son parcours. Invitée par son pasteur, Henri Van Der Veken, à répondre à une offre d’emploi de la Fédération, elle rejoint l’équipe à plein temps. Son engagement permet notamment d’assurer le relais après le départ de Daniëlle Boumann, assistante administrative de la Fédération. Dans un premier temps, sa fonction consiste principalement à assister Jean Geeroms, alors directeur d’ADRA Europe et d’ADRA Belgique, dans l’exercice de ses différentes responsabilités. Mais, chaque fois que cela lui est possible, elle apporte également volontiers son aide à Johan Delameillieure, alors responsable du département de la Jeunesse. Lorsque ADRA Europe se réorganise quelque temps plus tard, Valérie rejoint pleinement l’équipe de la Fédération et poursuit son engagement auprès du département de la Jeunesse, qui prendra progressivement une place importante dans son parcours.

Au fil des années, Valérie met sa grande compétence, son expérience et son sens de l’organisation au service de la Jeunesse, en collaboration avec les responsables qui se succèdent : Johan et Luc Delameillieure, Carlos Rivero, Philippe Leduc, puis Jérôme Raucy. Elle contribue ainsi, souvent dans les coulisses, à la préparation et au suivi des nombreuses activités du département. Parallèlement à cet engagement auprès de la Jeunesse, elle poursuit son travail pour la Fédération, collaborant au fil des années avec plusieurs collègues, et plus particulièrement avec Monique De Clercq puis Chantal Doosche.

Comme beaucoup de ceux qui œuvrent dans l’ombre, son travail était souvent discret, mais essentiel. Pendant trois décennies, les responsables et les équipes se sont succédé, tandis que Valérie est restée une présence constante. Son expérience, sa connaissance de la Fédération et son investissement ont ainsi accompagné une part importante de la vie de l’Église sur notre territoire.

À partir de 2008, Valérie doit également mener un long combat contre la maladie. Après une première période d’arrêt de travail cette année-là, une rechute l’oblige à interrompre à nouveau son activité en 2010. Elle peut reprendre progressivement son travail à temps partiel en 2011. Un nouvel arrêt intervient en 2016. Par la suite, Valérie poursuit son activité tout en continuant à se soigner. Jusqu’à ces derniers mois, ceux qui la croisaient pouvaient difficilement imaginer l’ampleur du combat qu’elle menait.

Pendant toutes ces années, elle aura ainsi conjugué ce combat avec la poursuite de son engagement professionnel. Ceux qui ont travaillé à ses côtés garderont le souvenir d’une collègue créative, fidèle et profondément investie dans son travail. Son parcours rappelle aussi combien la mission de l’Église repose sur le travail de celles et ceux qui, parfois loin des projecteurs, assurent avec constance la continuité de son action.

Aujourd’hui, nous exprimons notre profonde reconnaissance pour ces trente et une années de service et adressons nos pensées à sa famille ainsi qu’à tous ceux qui l’ont connue et aimée.

Notre espérance demeure celle que le Christ a donnée à ses disciples : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » (Jean 11.25 – BFC)

Au-delà du souvenir que nous gardons de Valérie, puisse l’esprit de service qui l’animait rester pour nous un exemple et une source d’inspiration.

Yves Pierre, pasteur et président de la Fédération belgo-luxembourgeoise