La Revue Adventiste est l’organe officiel d’informations de l’Église adventiste du septième jour en France hexagonale, la Belgique et le Luxembourg, en association avec la Suisse Romande et le Tessin. La publication trouve ses origines dans Le Messager, créé en 1896 en Suisse. En janvier 1922, Le Messager devient officiellement la Revue Adventiste, qui accompagne depuis lors la vie de l’adventisme francophone européen. Les archives complètes de la revue, de 1900 à aujourd’hui, ont été numérisées et mises à disposition du public. Elles constituent une source importante pour l’histoire de l’adventisme en France, en Belgique et au Luxembourg. Plus de 1 900 numéros sont consultables gratuitement.
Qui est mon prochain ?
Il existe, pour le croyant, une tentation subtile : celle de croire qu’il ne faut rien changer. La révélation divine serait fixe, posée une fois pour toutes, et la fidélité consisterait alors à préserver, à protéger, voire à enfouir dans la terre, à la manière du serviteur de la parabole (Matthieu 25.18), les dons, les talents et les opportunités que le Seigneur nous a confiés, afin de pouvoir un jour les restituer intacts.
Or le message du Christ nous semble inviter au contraire au mouvement. Il nous appelle non à demeurer immobiles, mais à “aller vers” : vers Dieu, et vers notre prochain. N’est-ce pas précisément ce que Jésus enseigne à ce docteur de la loi qui, soucieux de se justifier, demande : « Et qui est mon prochain ? » (Luc 10.29) ? À cette interrogation, le Maître ne répond pas par une définition, mais par un récit, puis par une question retournée : lequel des trois s’est montré le prochain de l’homme tombé entre les mains des brigands ? (Luc 10.36).
(à suivre dans l’édito – lien actif prochainement)
Penser Dieu, vivre la foi : enjeux et portée de la théologie
La théologie – entendue, selon son acception classique, comme disciplina ou scientia de Deo – n’a jamais cessé de susciter l’attention. Elle se situe, de manière constante, au cœur des préoccupations humaines, en fonction de la place que chacun choisit de lui accorder dans la réflexion personnelle, dans les différents échanges publics comme dans le cadre ecclésial.
Pour certains, la théologie apparaît comme une discipline d’accès difficile ; pour d’autres, elle n’est qu’un simple outil méthodologique, mobilisé en vue d’une tâche déterminée : l’analyse des textes selon des procédures rigoureuses, dans la recherche d’une compréhension des sources interprétées et l’identification des valeurs qui en émergent.