La Revue Adventiste est l’organe officiel d’informations de l’Église adventiste du septième jour en France hexagonale, la Belgique et le Luxembourg, en association avec la Suisse Romande et le Tessin. La publication trouve ses origines dans Le Messager, créé en 1896 en Suisse. En janvier 1922, Le Messager devient officiellement la Revue Adventiste, qui accompagne depuis lors la vie de l’adventisme francophone européen. Les archives complètes de la revue, de 1900 à aujourd’hui, ont été numérisées et mises à disposition du public. Elles constituent une source importante pour l’histoire de l’adventisme en France, en Belgique et au Luxembourg. Plus de 1 900 numéros sont consultables gratuitement.
L’éducation, un héritage de la Réforme, une mission pour aujourd’hui
À l’époque où Genève était encore catholique, il n’y avait pas une seule école dans la cité romande. La population, en général, ne savait ni lire ni écrire. L’instruction était réservée aux seuls enfants des familles aisées, qui bénéficiaient de l’enseignement de précepteurs à domicile.
La ville de Genève adopta la Réforme le 21 mai 1536 et décida, le même jour, que l’éducation deviendrait obligatoire pour tous les enfants. Afin d’assurer l’avenir de la Réforme, il fallait que chacun puisse lire la Bible, et en particulier les générations futures. Rapidement, une première école publique fut ouverte dans le quartier de Rive.
En 1559, Calvin décida de créer l’Académie de Genève. Cet établissement comprenait deux parties : le Collège (schola privata), destiné à l’éducation des enfants genevois, et l’Académie (schola publica), où étaient formés des pasteurs et des avocats.
Au Collège, les enfants apprenaient à lire et à écrire. À l’Académie, les étudiants en théologie étaient formés à l’hébreu, au grec, aux sciences naturelles, aux mathématiques, au droit et à l’art oratoire en vue de leur futur ministère pastoral ou de leur carrière d’avocat. Le samedi, ils suivaient des cours de théologie pratique et participaient à l’évaluation des sermons. Chaque jour, tous assistaient à des cours d’interprétation des Écritures dispensés par Calvin et Théodore de Bèze.
(à suivre dans l’édito – lien disponible prochainement)