La foi en action
La jeunesse adventiste en Europe aujourd’hui me paraît être une génération désireuse de servir et de s’engager dans la mission d’une manière pertinente, utile et profondément porteuse de sens. Cette réalité est étroitement liée au contexte actuel du continent.
Nous vivons un réveil religieux au cours duquel de nombreuses personnes n’hésitent plus à exprimer leur désir d’être connectées à Dieu et de donner un sens à leur vie. Dans ce contexte, les grands défis spirituels, sociaux et identitaires consistent à construire une base solide pour l’expérience spirituelle. Sans ce fondement, la foi risque de devenir fragile et instable. Parallèlement, il est essentiel que cette expérience se traduise par une mission concrète et visible : une mission transformatrice et convaincante, capable d’aider les autres
tant sur le plan spirituel que social, et d’avoir un impact réel sur la vie quotidienne.
Le ministère de la Jeunesse adventiste a pour vocation d’impliquer les jeunes dans la mission d’annoncer l’Évangile à d’autres jeunes, d’une manière proche et significative pour eux. C’est pourquoi je crois que, dans les années à venir, ce ministère devra être particulièrement valorisé. (à suivre dans l’édito)
Quand l'écoute change tout
Doug Dietz avait inventé la machine ultime pour analyser le cerveau dans ses moindres détails, et les tests avaient été plus que concluants. L’IRM (imagerie par résonance magnétique) était née, mais quand le premier client — un enfant — est arrivé, la machine l’a littéralement terrifié, à tel point qu’il a fallu l’endormir. Doug a alors eu l’extraordinaire humilité de réaliser que sa machine avait été conçue par et pour des ingénieurs, et non pour des enfants. Il est donc allé au contact des enfants et des parents, leur a posé de nombreuses questions, puis a tout recommencé : sa machine a été repensée et redessinée pour qu’un enfant non seulement s’y sente bien, mais vive l’examen comme une véritable aventure… Et il y est parvenu, au point que certains enfants demandaient à retourner faire un IRM !
Il avait utilisé, sans le savoir, une technique révolutionnaire : le design centré sur l’utilisateur. Au lieu de partir de son savoir, de sa vision, de ses habitudes ou de ses convictions, on part au contraire du destinataire final : l’utilisateur. On écoute très attentivement ses besoins, sa compréhension, son vécu, pour concevoir l’expérience que l’on va lui proposer. (à suivre dans l’édito)
L'Union des possibles
Dans les textes bibliques, tout commence par une parole posée dans le chaos. « Que la lumière soit », et la lumière fut. Non pas parce que tout était prêt, mais parce qu’il fallait commencer. Oser dire que quelque chose est possible, c’est déjà faire un premier pas hors de la nuit.
Ce magazine s’ouvre sous ce signe-là. Celui des projets qui naissent, des idées qui prennent forme, des chantiers que l’on accepte d’engager sans avoir toutes les certitudes, mais avec une conviction profonde : avancer ensemble donne de la solidité à ce qui semblait fragile. Construire un nouveau siège social, par exemple, ce n’est pas seulement ériger des murs. C’est poser une pierre de plus dans une histoire collective, créer un lieu qui accueillera, qui rassemblera, qui fera grandir. Dans la Bible, la tente précède toujours le temple : il faut d’abord un espace pour se rencontrer avant de bâtir ce qui dure.
Que ces pages soient une invitation. À croire encore. À construire ensemble. À chanter, parfois, plus fort que nos doutes. Et à faire de cette année non pas une promesse abstraite, mais un commencement réel. Bonne année 2026 à chacun et bonne lecture.
Message de la rédaction : Comme vous le constaterez, nous sommes en retard dans la sortie de nos numéros pour 2025 et nous en sommes désolés. Nous faisons notre possible pour rattraper ce délai. Merci pour votre compréhension. Vous pourrez ici lire les revues dès qu’elles seront disponibles. Vous trouverez aussi la revue « Adventist Review » (en français).
Philippe Leduc, Rédacteur de la Revue adventiste